Vacarme 40 / cahier
Je vais essayer de me souvenir de ce que disait Raphaël Poirée il y a quelques semaines. Je vis avec la conscience diffuse mais permanente d’avoir un article à écrire pour Vacarme. Et je lis des articles dans les journaux, des articles sur le sport, et quand un sportif a des propos remarquables ou fait des choses remarquables je pense à les présenter, à les relayer en fait. À évoquer ce qui m’a frappé et ce que cela suggère d’intéressant. Alors je conserve le journal qui contient cet article, c’est-à-dire qu’il traîne un moment dans mon sac puis posé à plat sur une étagère au-dessus d’une rangée de livres et à côté du courrier en instance, c’est-à-dire que je ne le jette pas. Et puis parfois je ne me souviens plus pourquoi je l’ai gardé ou je le pose par mégarde sur la pile à jeter. C’est le cas pour le numéro de L’Équipe qui contenait les propos de Raphaël Poirée dont je vais essayer de me souvenir.
Il faut d’abord savoir que Raphaël Poirée est un champion de biathlon et qu’il a un grand rival. Il faut aussi savoir que le biathlon c’est du ski de fond, mais on s’arrête pour tirer au fusil sur des cibles. C’est un très grand champion et comme tous les grands champions il a un grand rival. Ce grand rival s’appelle Ole Einar Bjørndalen. Il disait quelque chose — une plaisanterie — à propos du fait que la femme de Poirée, Liv Grete, est une biathlète norvégienne comme lui et surtout que sa vie d’athlète aura été un combat contre ce mec qu’il adore, Poirée. Pour sa dernière course, la photo finish sera nécessaire pour discerner la victoire de Bjørndalen. C’est très beau une photo finish mais là, l’image aussi était très belle. […]
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